National Foot1: USB, le rouleau compresseur de retour?

On avait imaginé l’Union Sportive de Bitam (USB) parmi les grandes attractions de cette saison de première division gabonaise. Un club, historique, une ferveur intacte dans le nord du pays et l’espoir de revoir l’USB retrouver son rang. Mais au lieu de parler de football, les premières semaines de la saison ont surtout été marquée par les crises et désillusions.

Très vite, les problèmes en interne ont éclaté au grand jour. Les divergences à la tête du club ont installé un climat lourd, presque irrespirable, avec cette impression d’un navire sans véritable capitaine. Puis est arrivée la sanction de la FIFA, relayée par la FEGAFOOT, interdisant à l’USB de recruter. Un coup dur, peut-être même le coup de trop pour une équipe déjà fragilisée.

Sur le terrain, les conséquences ont été immédiates. Effectif réduit, difficultés à aligner une équipe compétitive, matchs perdus sur tapis vert après des réserves adverses… semaine après semaine, l’USB sombrait un peu plus. Les supporters, eux, regardaient leur club souffrir avec frustration et impuissance. A Bitam, le doute avait remplacé l’espoir.

Puis, juste avant la trêve, une éclaircie est enfin apparue: la suspension a été levée par la FIFA. Une nouvelle accueillie comme une bouffée d’oxygène dans tout le septentrion. Et dès la reprise, quelque chose semblait différent.

Le choc face à l’Union Sportive d’Oyem (USO), avait tout d’un test. Un « Nordico » sous tension, avec une suprématie du nord en toile de fond. Et cette fois, l’USB a montré un autre visage. Plus d’envie, plus de caractère, plus de fierté aussi. Les Bitamois se sont imposés avec autorité, comme pour rappeler qu’ils n’étaient pas morts.

Alors forcément, une question revient aujourd’hui dans toutes les discussions: et si l’USB était de retour?

Il en est encore trop tôt pour parler de renaissance définitive. Mais cette victoire a réveillé quelque chose. Un club, un public, une région tout entière qui veut de nouveau croire en son équipe. Les prochaines journées diront si ce reveil peut durer. Mais une chose est certaine: l’USB a de nouveau retrouvé du coeur.

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