Football/Les Panthères du Gabon: Les atermoiements des nouveaux « experts » du Ministère des Sports, profitent au Mali

Antony Da Sylva, ex-candidat pour la sélection gabonaise, désormais nouveau sélectionneur du Mali

Après le remaniement ministériel intervenu au début du mois de janvier 2026, le Président de la République, Brice Clotaire Olingui Nguema, avait confié le portefeuille du Ministère de la Jeunesse et des Sports à l’ancien international Paul Ulrich Kessany.

Dès sa prise de fonctions, le nouveau ministre avait engagé une série de démarche visant à normaliser l’ensemble des associations sportives opérant sur le territoire national, y compris la fédération gabonaise de football (FEGAOOT) qui semblait constituer l’une de ses principales priorités.

Parmi les recommandations majeures adressées à l’instance fédérale figurait le recrutement d’un sélectionneur national. La FEGAFOOT s’était conformée à cette exigence en soumettant, le 25 février 2026, une short-list de trois techniciens au ministère de tutelle.

Depuis cette datte, aucun retour officiel n’a été enregistré de la part du département ministériel. Plus de trois mois plus tard, le Gabon demeure sans sélectionneur national, alimentant les interrogations sur les véritables priorités des autorités sportives.

Dans le même temps, une grande célérité a été observée lorsqu’il s’est agi de saisi la Présidence de la République afin de signaler que la FEGAFOOT refuserait de profiter de la fenêtre FIFA du mois de juin pour organiser un regroupement des Panthères. Une démarche qui n’a toutefois pas prospéré, notamment grâce au Vice-Président du Gouvernement qui, dans sa sagesse, a pris le soins d’écouter la version des faits présentée par le président de la fédération. Ce dernier aurait alors expliqué avec précision le fonctionnement des procédures et les contraintes liées à la gestion de la sélection nationale.

Parmi les entraîneurs figurant sur la short-list transmise au ministère figurait le nom d’Antony Da Sylva. Or , celui-ci vient d’être retenu par l’une des grandes nations du football africains. Une décision qui contraste avec les réticences observées au Gabon, où certains estimaient qu’il ne disposait ni de l’expérience ni du profil requis pour prendre les rênes des Panthères.

Cette situation illustre, selon plusieurs observateurs, les hésitations qui contribuent à placer le Gabon dans une forme d’impasse. Pendant que d’autres nations africaines poursuivent leur développement sportif et renforcent leurs structures techniques, le débat au Gabon semble davantage focalisé sur les tensions opposant le ministère des sports à la FEGAFOOT et à son président.

A l’heure du bilan des cent jours de gouvernance du ministère des sports, certains acteurs du football national estiment que, au-delà du conflit très médiatisé avec la fédération, peu de réalisations concrètes peuvent être mises en avant par la tutelle dans le domaine du football.

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