C’est un résultat historique pour le Cap-Vert. Peu d’observateurs imaginaient les Requins Bleus capables de rivaliser avec l’Espagne, favorite annoncée du groupe H et prétendante au titre. Pourtant, les Capverdiens ont créé la surprise en décrochant un précieux match nul lors de leur toute première participation à une phase finale de coupe du monde.
Sur le papier, l’affiche semblait déséquilibrée. D’un côté, une sélection espagnole habituée aux grandes compétitions internationales, de l’autre côté, une jeune équipe capverdienne qui ne compte que quatre participations à la Coupe d’Afrique des Nations et qui découvre l’élite mondiale.
Dès le coup d’envoi, les espagnoles ont tenté d’imposer leur style basé sur la possession et les enchaînements rapides des passes. Mais ils se sont heurtés à un bloc capverdien particulièrement discipliné. Organisé en 4 4 2, les hommes du Cap-Vert se repliaient souvent en 4 5 1 sans ballon, réduisant ainsi les espaces et empêchant la Roja de développer son jeu.
Une première période solide des Requins Bleus
Malgré leur domination territoriale, les espagnols ont longtemps buté sur une défense bien en place et sur un homme: Vozinha. Le gardien capverdien s’est illustré à plusieurs reprises en repoussant les tentatives de Pedri et de Mikel Oyarzabal. Grâce à sa vigilance et à la rigueur collective de son équipe, le Cap-Vert a réussi à conserver un score nul et vierge à la pause (0-0).
Au retour des vestiaires, le scénario est resté pratiquement identique. Les capverdiens ont continué à laisser l’initiative à l’Espagne tout en cherchant à exploiter les espaces en contre-attaque. Malgré plusieurs ajustements et l’entrée de Lamine Yamal, la sélection espagnole n’est jamais parvenue à trouver la faille.
Solides, disciplinés et courageux, les Requins Bleus ont résisté jusqu’au sifflet final. Ce match nul face à l’Espagne constitue un exploit retentissant et permet au Cap-Vert de décrocher le premier point de son histoire en phase finale de coupe du monde.

